J’ai voulu rentrer chez moi.

Être Marinette, c’est être en vadrouille, un peu tout le temps. On a beau vivre dans notre sac, tous les marins ont à un « chez sois » dans le cœur.

Alors quand un « week end off » se profil, on regarde les avions, les trains, les bus, n’importe quel moyen pour rentrer quelques jours à la maison.

Sauf que souvent, ça ne se passe pas comme prévu.

Rentrer par amour, pour les beaux yeux d’un marin, ça finit en quatre avions et une voiture de location pour 24h avec lui. Mais quand vous partez d’une île, qu’une tempête imprévue arrive, inonde l’aéroport et annule tout les vols…

Vous restez bloquée la nuit à l’aéroport, remettez votre week end en amoureux à dans deux mois et sombrez dans une profonde dépression.

Ça finira par une rupture (éole l’avait décidé comme ça ?!).
Mais je voulais vous faire part du parcours du combattant d’une Marinette qui voudrait juste rentrer chez elle.

La journée commence un jeudi, Marinette bosse sur le bateau, bricole, démonte des trucs… Elle est heureuse même les mains dans le gasoil, elle prend l’avion pour passer le week end chez elle. Chez elle c’est un peu loin, au nord de la France, bien plus au nord et le bateau, bah lui, il est en Italie.

À 14h, elle prend un train direction Pise, c’est pratique, parce qu’arrivée a Pise, il y a une navette pour l’aéroport. À l’embarquement, ça se complique, les Italiens ne sont pas connus pour leur organisation…

L’avion a déjà 30 minutes de retard, Marinette n’aura pas sa correspondance en train…

Avant le décollage, elle appelle un taxi scooter, très connue à Paris pour leur rapidité. Même en mettant le prix, les quelques minutes de gagner ne permettront pas de prendre le train …

Orlyval, puis RER qui lui aussi, à un retard et fini par s’arrêter de longues minutes en cours de route…

Finalement, elle loupe le deuxième train…

Arrivée Gare du Nord, Marinette court, court pour avoir le train de 19h22, monte à 19h20, sans ticket, sans eau, sans avoir fumé une clope depuis 14h et dégoulinante de sueur.

Mais le train ne va pas jusqu’à chez elle… NON !

Il s’arrête à 30 km de la destination finale…

Le contrôleur compatissant lui donne une info primordiale, il’y a un bus qui part à 21h04, sauf que le train arrive à 21h04 (Logique SNCF).

21h00, Marinette est prête à sauter du train, comme souvent dans ces cas là, y a un papi très lent, trop lent juste devant.

Le train s’arrête, elle court, aperçoit le bus, négocie avec le conducteur, super !

Ça évitera une heure d’attente à la gare désertique d’Hazebrouck !


22h30, enfin sortie de se calvaire, bienvenue à la Maison !

Sa copine l’attend devant la gare, allez, une bonne bière fraîche.

Et puis peut être une deuxième !

Courir après des minutes, des bus, des avions, le stress communicatif des grandes villes, l’antithèse de la voile, le déplacement lent avec l’élément, prendre le temps.

Accepter de ne pas pouvoir aller plus vite, d’arriver plus tôt, c’est le vent qui décide.

Bien sûr, on s’aide du moteur quand c’est possible mais on va toujours moins vite qu’a la voile.

Mais tous ces trains, bus, avions, retards valent les deux jours passés à la maison avec les proches.

Être marin c’est ne pas souvent être la, être un peu partout, être en mer, au soleil quand les autres sont en hiver, changer d’heure, d’hémisphère, débarquer dans un port pommé.

Au retour à terre, les mêmes questions reviennent « t’arrives d’où ? Tu repars quand ? »

Petit pincement au cœur, oui… je ne suis pas assez la.

Il faut aimer se rythme pour être Marinette, aimer cette manière de vivre, parfois rester trop longtemps au même endroits me donne des fourmis, j’ai la bougeotte.

Accepter de partir pour mieux revenir ? C’est peut être ça la clé.

Alors par pitié, si vous avez des amis marins, ne leurs posé pas trop cette question :

« Tu repars quand ? »

Une autre question dont je reparlerais « comment faite vous pour avoir un mari ? Des enfants ? C’est pas possible… ? »

Étrangement de nombreux marins hommes n’ont pas à répondre à ce genre de questions…

Alors Marinette maman, Marinette mère de grande famille, oú espèrent en créer une un jour, j’attends tes commentaires, ton expérience, ton avis pour parler de se sujet prochainement.

Petits conseils pour éviter le pire:

  • Prendre un seul sac, petit, léger avec le minimum
  • Prendre une batterie de secour pour le téléphone 
  • Des bonnes baskets pour courir
  • Une bouteille de vieux rhum pour l’arrivée
  • Prévoir au moins 1h30 entre l’aéroport d’Orly et la Gare du Nord
  • Ne pas prendre son billet de train en avance 
  • Avoir une super copine qui viennent vous chercher, même à 23h

4 Comments
  • Ju
    Posted at 14:42h, 01 avril

    Bonjour caro et merci pour ton commentaire!
    Je prépare un petit article sur la vie des marinettes maman, contrairement à toi je pense cela bien possible et pour cause, j’ai plusieurs amis qui ont des enfants plus ou moins jeunes et qui continue leurs métiers de marin!
    Et même certaine ont également leurs maris naviguant!
    C’est pour cela que je trouve intéressant de raconter un peu leurs histoires et d’avoir différents avis!
    Créer un débat!
    Alors si tu veux nous faire part de ton expérience, avec le plus grand plaisir!
    A bientôt!

  • Caro
    Posted at 10:24h, 01 avril

    Marinette Maman, ben c pas vraiment possible, ou alors en ayant son propre navire…
    Par contre l’aventure bébé moussaillon vaut le détour… Surtout quand tu as un mari Marin…
    Imagines toi ton périple de ce week-end express, avec un plus gros sac, une poussette, un Doudou, un sac à langer, etc…
    Bises…

  • Ju
    Posted at 15:36h, 28 mars

    Je te laisse lire l’article « escale de rêve »!

  • Flo
    Posted at 14:49h, 28 mars

    Quelle idée d’habiter dans le nord 🙂

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